dimanche 23 juillet 2017

Robert Wilhelm Ekman (1808–1873), La Musique de Väinämöisen - 1857/66


Robert Wilhelm Ekman (1808–1873), Ilmatar, Fille du Ciel, Esprit de l'Air - 1860


Jean Geoffroy, dit Géo (1853-1924), Discussion Tactique.


Oskar Zwintscher (1870-1916), Portrait au Miroir - 1900


Oskar Zwintscher (1870-1916), Portrait aux Narcisses Jaunes - 1907


Paul Grabwinkler (1880-1946), Tête de Méduse - 1928


Mila von Luttich (1872-1929), Amors Klage - 1913


Mila von Luttich (1872-1929), Flammenspiel - 1918


Antonio Ambrogio Alciati (1878-1929), Ritratto di Ada Binda - 1914


Antonio Ambrogio Alciati (1878-1929), Il convegno - 1918


Sidonie Springer (1878-1935), Prise de conscience douloureuse - 1919/20.


Sidonie Springer (1878-1935), Le Manteau Maternel - 1923


Edgard Maxence (1871-1954), Jeune bretonne en méditation.


Ferdinand Staeger (1880-1976), Eva, Hans Sachs & Walther von Stolzing, Die Meistersinger von Nürnberg, Acte III, Scène IV.


Ferdinand Staeger (1880-1976), Wahn! Wahn! Überall Wahn!, Die Meistersinger von Nürnberg, Acte III, Scène I.


samedi 22 juillet 2017

Fanny Churberg (1845-1892), Paysage Clair-de-luné - 1878


Helene Schjerfbeck (1862-1946), Soldat blessé dans la Neige - 1880


Berndt Lindholm (1841-1914), Bateau à Vapeur dans les Glaces - 1878


Fanny Churberg (1845-1892), Paysage d'Hiver.


Nils Blommer (1816-1853), La Chasse Sauvage (ébauche) - 1845


Fanny Churberg (1845-1892), Paysage d'Hiver au Soir - 1880


Fanny Churberg (1845-1892), Paysage de Printemps.


Dennis Miller Bunker (1861–1890), The Brook at Medfield - 1889


Franz von Stuck (1863-1928), Satyre à la Flûte - 1894


Karl Truppe (1887–1957), Helgoland.


Carl Larsson (1853–1919), Le Petit Chaperon Rouge et le Loup dans la Forêt - 1881.


Jules Bastien-Lepage (1848–1884), Diogène - 1877


Jules Bastien-Lepage (1848–1884), Achille et Priam - 1876


Gabriele d’Annunzio (1863-1938), Qualis Artifex Pereo!

Jamais, autour de moi, je ne vois que des choses
mesquines. Ah, jouir au moins de la vision de
Rome en flammes et payer quelques millions de
sesterces un vin de roses!

Elle était toute de sang et d'or, la magnifique
vie que Néron se composa et qu'il orna de toutes
les couronnes les plus touffues de la scène et du
cirque.

Et, avant de mourir, ce qu'il pleura avec un
regret infini, ce fut l'Art seul. Pour l'Art seul cette
main habituée au disque

Trembla, lorsque, avec l'aide du scribe Épaphrodite,
elle approcha doucement le fer de la gorge.
« Etre un si grand artiste et mourir ! »

Maurice de Vlaminck (1876-1958), Paysage après l'Orage.


Henri Fantin-Latour (1836-1904), Hommage à Eugène Delacroix - 1864


Vilhelms Purvitis (1872-1945), Bouleaux en bord de Rivière - 1903


Vilhelms Purvitis (1872-1945), Eaux de Printemps.


Lev Lerch (1856-1892), Le Feu-Follet.


Hugo Alfvén (1872-1960), Rhapsodie suédoise No. 1, Op. 19: "Midsommarvaka", Veillée d'été (1903) - Petri Sakari et l'Orchestre Symphonique d'Islande.

Plinio Nomellini (1866-1943), Premier Anniversaire - 1914


Gabriele d’Annunzio (1863-1938), Quousque eadem ?

Cessez ! La musique me fatigue !
Je suis las du rêve comme d’une
boisson trop douce. Aucune

magie ne me rendra ce qui me manque.

Avec beaucoup de peine le jeune homme
boite derrière l’amour, derrière la fortune !
La femme, comme la lune,
est toujours à la fois sombre et blanche.

Etés, automnes, hivers, printemps,
ô événements incessants, heures interminables,
quel épuisement m’étreint quand à vous je pense !

Ô fatigue indicible, d’avoir
toujours sur la tête le ciel doux et tempétueux !
Qui pourra me donner un nouveau frisson ?

Gabriele d’Annunzio (1863-1938), Isolde.

Tristan mourut pur su amour
E
la belle Iseult pur tendrur.

Nuit d’oubli, d’amour et de mystère,

Nuit douce auguste éternelle, ô Mort
invincible et pure, ouvre les portes
ouvre-nous ton magnifique empire !

F
uis pour toujours le Jour ! Occulte est le vrai

soleil au fond de mon cœur et il est si puissant
que les fleurs poussent dans les abysses. Ô Mort,
fuis pour toujours le Jour mensonger ! … »

M
ais une autre voix est descendue de la tour:
« Soyez vigilant ! La nuit est brève ; il est vain
le rêve. » Muettes sur l’ancien parc

l
es étoiles ont pâli. la voix
répétait : « Soyez vigilant ! » Et dans le lointain
résonnait la chasse du roi Marc
.

Plinio Nomellini (1866-1943), La Femme de la Mer.


Plinio Nomellini (1866-1943), Mère et Enfant au Jardin.


Plinio Nomellini (1866-1943), La Première Leçon de Lecture.


Plinio Nomellini (1866-1943), Garibaldi - 1907


Hans Heyerdahl (1857-1913), Portrait de Knut Hamsun - 1903


Jorge Luis Borges (1899-1986), Instants.

Si je pouvais de nouveau vivre ma vie,
dans la prochaine je tâcherais de commettre plus d’erreurs.
Je ne chercherais pas à être aussi parfait, je me relaxerais plus.
Je serais plus bête que je ne l’ai été,
en fait je prendrais très peu de choses au sérieux.
Je mènerais une vie moins hygiénique.
Je courrais plus de risques,
je voyagerais plus,
je contemplerais plus de crépuscules,
j’escaladerais plus de montagnes, je nagerais dans plus de rivières.
J’irais dans plus de lieux où je ne suis jamais allé,
je mangerais plus de crèmes glacées et moins de fèves,
j’aurais plus de problèmes réels et moins d’imaginaires.

J’ai été, moi, l’une de ces personnes qui vivent sagement
et pleinement chaque minute de leur vie ;
bien sûr, j’ai eu des moments de joie.
Mais si je pouvais revenir en arrière, j’essaierais
de n’avoir que de bons moments.

Au cas où vous ne le sauriez pas, c’est de cela qu’est faite la vie,
seulement de moments ; ne laisse pas le présent t’échapper.

J’étais, moi, de ceux qui jamais
ne se déplacent sans un thermomètre,
un bol d’eau chaude,
un parapluie et un parachute ;
si je pouvais revivre ma vie, je voyagerais plus léger.

Si je pouvais revivre ma vie
je commencerais d’aller pieds nus au début
du printemps
et pieds nus je continuerais jusqu’au bout de l’automne.
Je ferais plus de tours de manège,
je contemplerais plus d’aurores,
et je jouerais avec plus d’enfants,
si j’avais encore une fois la vie devant moi.

M
ais voyez-vous, j’ai 85 ans…
et je sais que je me meurs.

Antônio Parreiras (1860-1937), Saudade - 1910